Actualité, 2026-10-30

Revo renonce au rachat d'Eurocaution : le projet à 22 millions d'euros n'aboutit pas

Annoncée en août 2026, l'offre de Revo Insurance sur l'intermédiaire luxembourgeois Eurocaution a été abandonnée en octobre. Rappel des faits et du statut.

L'assureur italien Revo Insurance ne rachètera pas Eurocaution. Le groupe l'a annoncé le 8 octobre 2026, deux mois après avoir déposé une offre ferme sur cet intermédiaire luxembourgeois spécialisé dans les cautions. Statut : opération abandonnée, avant la signature du contrat de vente.

L'offre du mois d'août

Le 3 août 2026, Revo avait déposé une offre ferme sur 100 % du capital d'Eurocaution. Le prix maximal était de 22 millions d'euros : 20 millions fixes, et un complément lié aux performances de 2027.

L'opération devait encore passer par trois étapes :

  • la négociation et la signature du contrat de vente ;
  • l'autorisation de l'IVASS, le superviseur italien ;
  • l'autorisation du Commissariat aux assurances (CAA).

La finalisation était attendue entre la fin de 2026 et le premier trimestre de 2027.

Le projet présenté

Selon Paperjam, Eurocaution emploie 14 personnes et travaille au Luxembourg et en Belgique. Elle fournit notamment des garanties d'achèvement aux promoteurs immobiliers et des garanties liées aux licences de transport.

Son fondateur, Alessandro Rizzo, devait diriger une succursale Benelux de Revo. La société aurait alors cessé son activité de courtier. Revo visait plus de 20 millions d'euros de primes au Benelux en 2029, avec une offre destinée aux PME.

Ce qui a bloqué

Revo indique ne pas avoir conclu d'accord sur le contrat de vente et sur la documentation associée dans les délais prévus. Le groupe garde la possibilité d'explorer des collaborations commerciales avec Eurocaution.

Il précise que cet échec ne modifie pas ses objectifs à 2028, fondés sur sa croissance organique. Il continuera d'étudier des opérations externes de façon sélective.

Ce que cela change pour un courtier

  • Eurocaution reste indépendante à ce stade. Aucun autre acheteur n'apparaît dans les sources consultées.
  • Les projets Benelux de Revo n'ont pas de calendrier public après cet abandon. L'offre PME annoncée en août ne doit donc pas être considérée comme acquise.
  • Une offre ferme n'est pas une vente conclue. Tant que le contrat n'est pas signé et que les autorisations ne sont pas obtenues, il reste prudent de ne pas modifier ses partenariats sur la seule base d'une annonce.

Sources